L’Ubuntu Developer Summit 12.04 vient de fermer ses portes et il est temps de faire un bilan de tout (enfin presque) ce qui a peu être envisagé comme piste et comme décisions connernant la prochaine version d’Ubuntu 12.04 LTS Precise Pangolin.

1.La taille de l’iso est porté à 750Mo

Devant la difficulté de plus en plus contraignante de faire tenir la distribution d’Ubuntu sur une galette, il a été décidé de porter la taille de l’image iso à 750 Mo. Donc comme certains disent ça passe encore sur sur un CD de 800Mo, mais il faudra désormais installer Ubuntu via une clé USB ou un DVD. D’ailleurs l’image DVD de taille 1.5 Go contenant plus d’applications sera toujours disponible.

2.Les applications installées par défaut

Pas de grosses nouveautés mise à part le départ du lecteur multimédia Banshee qui sera remplacé par RhythmBox

Parmi les autres nouveautés on peut noter :

  • FreeRDP pourrait remplacer rdesktop;
  • L’intégration sur le live-cd de Boot-repair permettant de corriger les problèmes de boot. Donc il n’y aura plus besoin de recourir à une autre image pour restaurer Ubuntu;
  • Plus de logiciel d’édition de vidéos;
  • Intégration de sysinfo affichant la config de votre machine.
Par contre d’autres applications ne seront toujours pas intégrées :
  • Sushi car ne respecte pas la charte graphique d’Ubuntu (boutons sur la gauche, scrollbars overlays,..) et utilise clutter;
  • Calendar;
  • Gnome-documents non car un lens est en cours de développement;

3.Unity

Le point noir d’Ubuntu est bien Unity. Mark Shuttleworth à rappelé lors de l’ouverture de l’UDS qu’Unity est la base de sa stratégie pour porté Ubuntu sur d’autres plateformes que celles disponible actuellement : objectif une version 14.04 pour smartphones et tablettes. Il a promis que les prochaines versions d’Ubuntu seront à la fois facile à utiliser, belles et excitantes pour les `powers users`.

4.La version 64 bits devient la version recommandé

Il faut évoluer donc désormais la version qui sera mise en avant sur les sites Ubuntu sera la version 64 bits et non plus 32 bits. Cela a été possible grâce au support multiarch intégré dans la dernière version 11.10, permettant d’installer et d’exécuter des applications de divers binaires sur le même système (ici l’ exécution d’ une application i386 sur un système amd64). Autre point fort l’archi x86_64 est plus rapide que l’i686 Source : phoronix.com et phoronix.com

5.Les performances

Un des plus gros reproches fait à Ubuntu est sa lenteur de boot et surtout face à l’arrivée de Windows 8 avec son boot Hybride, cette 12.04 promet de grosses améliorations sur cette partie. Lors de la session Desktop Boot Speed de nombreuses pistes sont envisagés et le mieux placé pour en parler est Michael Larabel de phoronix.

Parmi ces pistes :

  1. Rendre initrd optionnel;
  2. Passage du paramétrage de Compiz de Gconf à Gsettings;
  3. Certains plugins de compiz pourrait être directement intégré (charge trop de libriairies);
  4. Le chargement du gestionnaire de fichier Nautilus file doit être amélioré;
  5. Différé le démarrage de telepathy-approves;

6.L’agenda

Comme annoncé dans un de mes précédents billets, la version Release Candidate est OUT! Par contre il y aura une période à partir de laquelle toutes les images produites seront des “release candidate”.

  • 1er décembre 2011: Alpha 1
  • 2 février 2012: Alpha 2
  • 1 mars 2012: Beta 1
  • 29 mars 2012: Beta 2
  • 26 avril 2012: Ubuntu 12.04 version finale
  • Source : summit.ubuntu.com

    7.Conclusion

    Beaucoup de promesses et vu les récentes critiques à l’encontre d’Ubuntu, je pense que les utilisateurs attendent de voir le résultat sur leurs machines. Canonical n’a plus le droit à l’erreur car d’autres distributions sont en embuscade (en plus basées sur elle-même) et pourraient devenir plus populaires que la version mère. Quand je dis cela je pense à Linux Mint 12 et à Pinguy OS, deux dérivés d’Ubuntu.

    Ce billet risque d’évoluer car il y a beaucoup à lire ! Tout est là : http://summit.ubuntu.com/uds-p/